Les gens difficiles … cela n’existe pas !!
Les gens difficiles … cela n’existe pas !!
Par contre oui, il existe des gens avec qui j’ai des difficultés dans certaines situations
Chaque mois, nous vous proposons une synthèse libre issue de la compréhension d’une lecture qui nous a inspirée. Notre conviction : « La connaissance est le seul mets qui s’accroit lorsqu’on le partage ».
L'inspiration du mois
MARY PARKER FOLLETT – L’essentielle
Mary Parker Follett était une pionnière dans le domaine de la gestion et des sciences sociales.
Elle prônait une approche de leadership basée sur la collaboration, l’écoute active et le respect mutuel.
Elle insistait sur l’importance de la connaissance collective et considérait le conflit comme une opportunité d’innovation, à condition qu’il soit géré de manière constructive.
En résumé, elle a introduit des concepts de gestion participative, de leadership collaboratif et de résolution constructive des conflits, qui deviennent de plus en plus influents dans les pratiques managériales modernes .
👁️🗨️ La synthèse libre selon Kaleïdo
Un travail sur soi : Ne prenons pas les choses personnellement
Nous avons tous, à un moment ou à un autre, vécu une ou des situations de communication compliquée avec un(e) de nos pairs : un patron dominateur, un collègue déplaisant, un client agressif ou encore un frère ou une sœur désagréable.
Comment réagir dans ces situations ?
Gardons une certaine distance émotionnelle pour ne pas nous laisser affecter.
Chaque individu (y compris soi-même) est unique, avec ses compétences, ses forces, ses faiblesses, son parcours, son expérience, sa vision du monde.
Il réagit à sa façon à son environnement.
Cette diversité est précieuse. Pour faire progresser la société, ou plus modestement pour faire fonctionner au mieux une organisation, il faut profiter au maximum des apports de chacun.
Et commencer par n’en rien perdre.
Si donc, lors d’une confrontation d’idées ou d’intérêts entre deux personnes ou deux groupes, l’un des deux renonce contre son gré à ses convictions, il aura perdu la partie, et le vainqueur aussi aura perdu, parce qu’il aurait gagné plus et plus durablement s’ils avaient réussi à trouver ensemble une solution respectant leur diversité.
Aucun individu n’est supérieur à un autre
Simplement, tous ne sont pas à la même place dans la société ou dans l’entreprise, et chacun joue son rôle, avec son propre talent, ses propres compétences.
Quand deux individus ou deux groupes ont un différend, il n’y a donc aucune raison de supposer a priori que l’un a raison et l’autre tort.
Simplement, ils ont des intérêts, des objectifs, des horizons différents.
Chacun dispose d’informations que l’autre n’a pas, et interprète à sa façon les informations qu’ils ont en commun.
Nos opposants sont souvent nos co-créateurs, puisqu’ils ont quelque chose à donner que nous n’avons pas.
Les potentiels de l’individu demeurent des potentiels tant qu’ils ne sont pas libérés par la vie de groupe.
L’être humain ne découvre sa vraie nature, ne gagne sa vraie liberté qu’à travers la vie en groupe.
Notre objectif doit être l’unité et non l’uniformité
L’unité n’est jamais un résultat figé, c’est un chemin à construire.
Chercher à s’entendre demande bien plus de courage et d’efforts que de livrer une bataille, et c’est justement dans cet effort que notre esprit se renforce le plus.
3 façons de traiter les situations difficiles
1| La domination
Le plus fort impose son point de vue, ou le plus faible s’incline de lui-même sous l’effet, par exemple, de la contrainte physique, économique ou morale, de son adversaire.
Supposons que nous soyons en désaccord lors d’une discussion et qu’aucun de nous ne cherche à faire d’effort pour que nos idées se rejoignent. Chacun pousse en avant ses idées, cherche les failles dans celles de l’autre en refusant de voir quoi que ce soit de bon dans l’opinion de l’autre. Cette voie est bien plus facile à emprunter que d’essayer de reconnaitre toutes les interconnexions de pensées possibles.
2| Le compromis
Il est très souvent temporaire et vain car la vérité se situe rarement “entre” deux positions. Il indique souvent un report du problème.
Il s’agit d’un rajustement quantitatif, d’un simple échange de « droits de passage opposés », en effet chacun va rester engagé dans ses propres valeurs au point de se priver de celles des autres.
Nous y abandonnons une part de notre désir avec le risque de n’être jamais pleinement satisfait d’en rester là et donc de laisser une place possible, à un moment où nous essaierons d’obtenir notre pleine satisfaction.
3| L'intégration
L’ambition est de « sortir par le haut », en cherchant ce qui peut satisfaire les intérêts légitimes des deux parties, ce sur quoi l’on va pouvoir se mettre d’accord sans arrière-pensée.
Il ne s’agit pas de renoncer – provisoirement ou en façade – à une part de ses désirs, mais de les satisfaire par l’explication réciproque, la réévaluation de ses objectifs et la créativité ou l’expression de toutes les nuances d’une valeur seront utilisées.
« L’intégration suppose de l’invention , alors que le compromis ne crée rien, il s’arrange avec ce qui existe déjà »
L’intégration deviendra effective lorsque, au-delà d’une simple discussion, celle-ci aura été validée par des actes concrets et clairs aux yeux de chacun(e).
C’est est une approche de gens raisonnables ayant des intérêts en commun et ne souhaitant pas que le conflit provoque entre eux une rupture grave et durable.
La force d’une équipe ne dépend pas de la quantité d’individualités fortes qui la composent, mais de la force du lien entre elles, c’est-à-dire de leur solidarité et de la qualité de leur organisation.
Les obstacles les plus difficiles à surmonter y sont la méfiance, les arrière-pensées que chacun prête à l’autre, et les pièges du langage.
Comme notre mode de vie a habitué plusieurs d’entre nous à aimer la domination, l’intégration exige une intelligence supérieure au-delà de se laisser conduire par nos cerveaux reptiliens et limbiques.
Conclusion :
Le conflit n’est pas nécessairement l’expression brutale et coûteuse d’incompatibilités, mais un processus normal par lequel des différences précieuses pour la société s’affirment et font progresser tous ceux qui sont concernés.
Finalement le plus grand de tous les obstacles à l’intégration est notre manque d’entrainement pour l’exercer.
Heureusement, il existe des solutions pour s’entraîner à devenir des relationautes aguerris !















