S’adapter face au changement

Pourquoi et comment s’adapter dans un monde en changement permanent ?

Chaque mois, nous vous proposons une synthèse libre issue de la compréhension d’une lecture qui nous a inspirée. Notre conviction : « La connaissance est le seul mets qui s’accroit lorsqu’on le partage ». 

L'inspiration du mois

SPENCER JOHNSON – Qui a piqué mon fromage ?

C’est l’histoire de deux tout petits hommes, les « minigus » Polochon et Baluchon, et de deux souris, Flair et Flèche, qui évoluent dans un labyrinthe.

Les quatre compères se repaissent de fromage tous les jours à un endroit précis du dédale.
Mais un beau matin, leur gruyère vient à disparaître. Cette épreuve prendra les uns au dépourvu… et sera surmontée avec brio par les autres.

Comprendre que le changement est inévitable, et s’adapter à ce changement, telle est, selon Spencer Johnson, la clé du bonheur.

👁️‍🗨️ La synthèse libre selon Kaleïdo

"La seule chose qui ne change pas, c'est la permanence du changement" Héraclite

Quelles options nous proposent Polochon et Baluchon dans cette histoire ?

« C’est vrai qu’il y a toujours ces empêcheurs de profiter du présent, ces alerteurs de bombes qui nous rabâchent sans cesse que le monde change tout le temps, et qu’il faut avancer ou revenir en arrière, on ne sait plus très bien, à moins qu’avancer ne signifie faire des pas en arrière ??? »

Les problèmes surviennent dès que la Réalité n’est plus à la hauteur de nos Attentes…

Que faire lorsqu’il y a un écart entre Attentes et Réalité ? (Quelles sont mes attentes non satisfaites ?)

  1. Adapter mes attentes à la nouvelle réalité.
    (Quelles sont celles que je peux reconsidérer ? Ai-je envie et suis-je prêt(e) à m’adapter ?)

  2. Adapter la réalité à mes attentes. (Que puis-je faire ? (¹) (²) En ai-je le pouvoir et les moyens ?)

(¹) Polochon : « Je vais attendre que cela revienne en me demandant pourquoi c’est arrivé et surtout pour bien occuper mes journées à chercher la réponse au « c’est la faute à qui ? » 

« Les changements extérieurs commencent toujours par un changement intérieur d’attitude »
Albert Einstein

(²) « Je le sais que la seule personne sur qui j’ai réellement une emprise, c’est moi-même … Alors pourquoi je ne l’accepte pas, pourquoi je laisse la peur s’installer au risque qu’elle soit plus souvent pire que la réalité des choses. » Baluchon

Partant des travaux d’Abraham Maslow, nous avons imaginé que la recherche, indispensable, de la sécurité liée à la satisfaction de nos besoins primaires (survie, protection) pourrait devenir notre plus grande source d’insécurité dès lors que nous aurons obtenu la satisfaction de nos besoins secondaires, avec le sentiment de la quiétude lié à un modèle de société et d’environnement alors que de son côté, il va évoluer continuellement.

Dès lors que nous aurons le sentiment d’avoir accompli notre quête, nous allons être tenté de percevoir notre mode de fonctionnement quotidien comme l’unique moyen de subsistance, comme la condition sine qua none de notre bien-être.

  • Pourquoi en effet chercher à comprendre la nature confortable de notre situation acquise ?
  • Quel intérêt à analyser d’où vient notre héritage puisque si nous l’avons toujours connu ainsi, c’est donc que cela va toujours durer…

C’est d’autant plus inutile puisqu’il ne peut rien nous arriver, en effet nous sommes capables d’user d’intelligence pour tirer les leçons des expériences passées et cela pour élaborer des méthodes de recherches de solutions élaborées au fil de l’évolution du l’humanité…

Qui et quand a inversé le sens de la vie ?

  • Où est donc passé ce goût de l’aventure inconscient, cet instinct de survie primaire, cette flexibilité pour satisfaire ma sécurité … ?
  • Et si le chemin de ma propre découverte m’avait tout simplement été balisé par une surabondance de bienveillance protectrice de mes aïeuls ?
  • Quelle est ma réelle expérience de développement intra-personnel et inter personnel dans ce monde qui change tout le temps ?
  • N’ai-je pas simplement fini par m’attacher à des repères, à apprendre à défendre des positions sans comprendre si elles étaient toujours actuelles ?
  • Dois-je attendre d’être au pied de la montagne pour commencer à penser à m’équiper pour la gravir ?
  • Faut-il être en insécurité pour apprécier le présent dans un monde en changement permanent ?

Conclusion :

« Si cela ne nous met pas au défi, cela ne nous change pas. » Harriett O’Fryen

« Il était une fois dans une contrée fort lointaine, un personnage qui avait hérité de facilités et d’abondances léguées par ses ancêtres. Ceux-ci avaient accompli leur idéal, celui de tout mettre en œuvre pour que leurs descendants ne connaissent jamais les difficultés auxquelles ils avaient été confrontés.
Ils avaient ainsi bâtis une société où le goût de l’aventure n’existait plus, puisque tout était désormais conçu pour ne manquer de rien. Ces ressources semblaient éternelles, puisqu’elles étaient suffisantes pour ne pas perturber au moins les 2 générations qui suivraient…

Et pourtant…
Être confortablement installé sur une source de richesse issue du voyage de nos aïeuls, finira par nous :

  •  Faire perdre l’envie d’avoir de nouveaux rêves,
  • Pousser à craindre de nous perdre dans le labyrinthe de l’imagination,
  • Amener à renoncer de franchir la muraille de l’aventure,
  • Empêcher de traverser la vallée du plan, de longer le fleuve exigence, de cultiver les champs du progrès.
  • Eloigner de la traversée de la mer de nos conflits intérieurs
  • Eviter d’aborder la terre de la création, d’y lutter contre le dragon du stress ou de devoir franchir le gouffre du pourquoikraketon
  • Contraindre de ne jamais gravir notre montagne de l’accomplissement personnel synonyme de réalisation de notre propre idéal… »

“Le destin n’est pas une question de chance. C’est une question de choix : il n’est pas quelque chose que l’on doit attendre, mais que l’on doit accomplir.” William Bryan

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